Natte, tresse, vanille, twist, cornrows, box braids, knotless… quand on débute, les mots s’empilent plus vite que les brins. Pourtant, bien nommer ce que l’on veut change tout : pour demander la bonne coiffure à sa coiffeuse, suivre un tutoriel sans se perdre ou choisir ce que l’on va apprendre à faire. Ce lexique explique les termes essentiels, du plus simple au plus technique, en distinguant les mots du geste, les styles, le matériel et l’entretien.
L’essentiel en trois lignes : une tresse entrelace au moins deux brins. Une natte collée (cornrow) se tresse à trois brins, directement sur le cuir chevelu. Une vanille (twist) est une natte à deux brins entrelacés. Tout le reste, ou presque, en découle.
Quels sont les termes de base à connaître dans le vocabulaire des tresses ?
Avant les noms de coiffures, il y a les mots du geste. Ils reviennent dans tous les tutoriels et dans toutes les conversations avec une coiffeuse.
- Brin : chacune des parties de cheveux (ou de mèches) que l’on entrelace. Une tresse classique en compte trois ; une vanille, deux.
- Section (ou partie) : zone de cheveux isolée du reste avant d’être tressée. Plus les sections sont petites, plus les tresses sont fines.
- Raie : la ligne qui sépare deux sections sur le cuir chevelu. Des raies nettes donnent des tresses régulières.
- Racine : l’endroit où la tresse part du cuir chevelu. C’est la zone la plus sollicitée, donc celle où l’on surveille la tension.
- Pointe (ou bout) : l’extrémité de la tresse, que l’on fixe avec un élastique ou que l’on scelle.
- Tension : la force avec laquelle on tire les brins. Trop lâche, la tresse se défait ; trop serrée, elle fait mal et fragilise la racine.
- Natte et tresse : dans l’usage courant, les deux mots se recouvrent. « Natte » désigne souvent une tresse simple à trois brins ; « tresse » est plus large.
- Rajouts (mèches, extensions) : cheveux ajoutés aux cheveux naturels pour allonger, épaissir ou colorer la coiffure. Ils sont le plus souvent synthétiques.
- Feed-in : technique qui consiste à ajouter les mèches progressivement, au fil de la tresse, plutôt que d’un seul coup à la racine. Le départ est plus discret et plus naturel.
Quelle est la différence entre les principaux styles de tresses ?
Deux grandes familles se croisent dans les tutoriels : les tresses dites « classiques », nées des traditions européennes, et les tresses d’origine africaine. Elles partagent le geste d’entrelacer, mais pas les mêmes usages ni les mêmes techniques.
Les tresses classiques
- Tresse simple (à trois brins) : la base de tout. On croise tour à tour le brin de droite, puis celui de gauche, vers le centre. Notre guide comment faire une tresse détaille chaque geste.
- Tresse française : tresse à trois brins que l’on commence en haut de la tête et à laquelle on ajoute une mèche de chaque côté à chaque croisement. Les brins passent par-dessus.
- Tresse hollandaise : la version « inversée » de la française. Les brins passent sous le centre au lieu de passer dessus, ce qui fait ressortir la tresse en relief.
- Queue de poisson : tresse à deux brins, où l’on prélève une fine mèche à l’extérieur de chaque brin pour la croiser vers l’autre côté. Elle dessine un effet d’épi.
- Épi de blé : le terme est souvent employé comme synonyme de la queue de poisson ; selon les sources, il peut aussi désigner une tresse plus épaisse. Avant de commander, appuyez-vous sur une photo.
- Tresse cascade : variante où certaines mèches sont relâchées au lieu d’être reprises, ce qui crée un effet de cascade, souvent choisi pour les occasions spéciales.
- Tresse couronne : tresse qui fait le tour de la tête. Voyez comment faire une tresse couronne.
Pour comparer ces tresses étape par étape, lisez les différents types de tresses classiques européennes.
Les tresses afro et africaines
- Natte collée (cornrow) : coiffure faite de nattes tressées à trois brins directement sur le cuir chevelu, selon la définition de l’Office québécois de la langue française. On parle aussi de tresses collées ou plaquées. Elles se font sur cheveux naturels ou avec rajouts, et servent souvent de base à d’autres coiffures : voyez comment faire des tresses plaquées.
- Vanille (twist) : natte à deux brins entrelacés qui évoque une gousse de vanille, selon la définition de l’OQLF. L’office recommande « vanille » plutôt que l’emprunt « twist », mais c’est « twist » que l’on entend surtout en salon et en tutoriel. La vanille afro est faite sur cheveux crépus.
- Box braids : tresses à trois brins détachées les unes des autres, posées sur des sections carrées ou rectangulaires, le plus souvent avec rajouts, qui retombent librement. Le guide complet : comment faire des box braids.
- Knotless braids : box braids posées sans nœud à la racine. On part des cheveux naturels et on intègre les rajouts progressivement (feed-in). Elles reposent plus à plat sur le cuir chevelu.
- Tresses courbes : nattes collées dessinées en courbes, en spirales ou en motifs, au lieu de lignes droites.
- Crochet braids : coiffure où des mèches, déjà tressées, torsadées ou bouclées, sont fixées à des nattes collées à l’aide d’un crochet.
- Fulani braids : style inspiré des Peuls d’Afrique de l’Ouest, généralement composé d’une natte collée centrale, de nattes sur les côtés et de tresses libres ornées de perles ou d’anneaux.
- Passion twists : vanilles longues et souples, souvent faites avec des mèches à texture ondulée, pour un aspect léger et bouclé.
À ne pas confondre : le tissage est une technique différente. Il consiste à poser des rajouts sur des nattes ou des fils, cousus ou collés, et non à tresser. Pour voir ces styles côte à côte, parcourez les types de tresses africaines et afro-descendantes ou notre tuto sur les tresses africaines.
Le vocabulaire du matériel et des produits
Un bon tutoriel nomme toujours ses outils. Voici ceux qui reviennent le plus souvent ; notre guide sur les outils indispensables pour réussir ses tresses les détaille un par un.
- Peigne à queue : peigne dont le manche fin sert à tracer des raies nettes et à séparer les sections.
- Peigne à dents larges : il démêle sans arracher, surtout sur cheveux crépus ou frisés.
- Pinces (clips) : elles isolent les sections que l’on ne tresse pas encore.
- Élastiques fins : ils fixent les pointes. Ceux en tissu ménagent davantage les cheveux que ceux qui comportent du métal.
- Gel ou crème de tressage : produit qui lisse la racine et plaque les frisottis pendant le tressage.
- Leave-in : soin sans rinçage, appliqué sur cheveux humides pour les hydrater et faciliter le démêlage.
- Sceller : appliquer une huile ou un beurre sur des cheveux hydratés pour retenir l’humidité.
- Bonnet ou taie en satin : protège les tresses des frottements pendant la nuit.
Le vocabulaire de l’entretien et du retrait
- Pré-poo : soin à base d’huile ou de masque appliqué avant le shampoing pour protéger la fibre.
- Co-wash : lavage uniquement à l’après-shampoing, sans shampoing, pour nettoyer plus doucement.
- Repousse : cheveux qui poussent à la racine et qui « décalent » la tresse du cuir chevelu au fil des semaines.
- Frisottis : petites mèches qui s’échappent de la tresse. Ils apparaissent avec le temps ou le manque d’hydratation.
- Rafraîchir : retoucher les raies, les bordures et les frisottis sans refaire la coiffure.
- Alopécie de traction : perte de cheveux provoquée par une tension répétée ou prolongée sur les racines. C’est la raison pour laquelle on surveille la tension et on laisse reposer les cheveux entre deux poses.
- Retrait : action de défaire les tresses, de la pointe vers la racine, avec du démêlant et sans tirer.
Pour installer une routine complète sur cheveux crépus, voyez comment entretenir et sublimer vos cheveux crépus. Si vous hésitez entre « frisés » et « crépus », la différence entre cheveux frisés et cheveux crépus vous aidera à vous situer.
Comment utiliser ce vocabulaire pour demander la bonne coiffure ?
Une demande claire tient en quelques mots. Exemple : « Je voudrais des box braids knotless de taille moyenne, mi-dos, avec des pointes bouclées. » En suivant ces quatre étapes, vous évitez les mauvaises surprises :
- Nommez le style : natte collée, box braids, knotless, vanilles, crochet braids…
- Précisez la taille et la longueur : fines, moyennes ou larges ; courtes, mi-longues ou longues.
- Indiquez les rajouts : avec ou sans mèches, couleur, pointes bouclées ou lisses.
- Montrez une photo et vos contraintes : sport, sommeil, cuir chevelu sensible, durée de port souhaitée. Demandez aussi la durée de la pose et le tarif à l’avance.
Du vocabulaire à la pratique
Connaître les mots n’apprend pas à tresser, mais cela ouvre la porte. Pour passer au geste, commencez par la tresse simple, puis par les nattes collées et les vanilles, qui construisent la régularité et la tension. C’est aussi l’ordre du programme de notre formation complète au tressage afro : le Module 2 couvre la tresse française, la tresse africaine, les box braids et les vanilles ; le Module 3 enchaîne avec les cornrows, les crochet braids, les Fulani braids et les passion twists. Le parcours part de zéro (8 modules, plus de 40 heures, parcours de 8 mois, accès à vie) et vous pouvez en consulter le programme détaillé avant de vous décider.




